Vendredi (02/12/11)
Georg Friedrich Händel (La Halle 1685 - Londres 1759)

Pendant plus de trente-cinq ans, il se consacra pour l'essentiel à l'opéra en italien (plus de 40 partitions d'opéra seria), avant d'inventer et promouvoir l'oratorio en anglais, dont il est un des maîtres incontestés.
De nos jours, il personnifie l'apogée de la musique baroque aux côtés de Bach.
Il se forme au clavecin, à l'orgue et à la composition auprès de F.W. Zachow, organiste à la Halle. En 1702, il obtient un poste d'organiste dans sa ville natale, se lie d'amitié avec Telemann, puis part s'installer à Hambourg. En 1703, il part à Lübeck avec Mattheson pour prétendre à la succession du célèbre organiste Buxtehude : en vain !
De 1706 à 1710, il est en Italie, notamment à Rome, où il bénéficie de la protection de certains cardinaux, rencontre Corelli et se mesure à Domenico Scarlatti dans un duel amical aux claviers ; il gagne à l'orgue tandis que Scarlatti le bat au clavecin !
Début 1710, il part pour l'Allemagne en passant par Hanovre, où il est nommé maître de chapelle de la cour, puis par la Halle, pour rendre visite à ses proches.
En novembre 1710, il débarque en Angleterre. A Londres, il se lie d'amitié avec son compatriote Pepusch. Il compose pour la reine Anne Stuart, qui lui alloue une rente annuelle. Après le décès de celle-ci, en 1714, son successeur George 1er augmente son revenu ; Haendel donne des cours aux petites filles du roi. En 1717, il se fixe définitivement à Londres.
En 1719, l'Académie Royale de Musique est fondée, dont il est le principal compositeur et le chef d'orchestre ; il y crée 14 opéras (Giulio Cesare en 1724). Mais, en 1728, à la suite de querelles, l'Académie ferme. Une nouvelle Académie est crée, où seront joués 6 opéras de Händel. En 1733, les chanteurs italiens abandonnent l'Académie pour rejoindre une compagnie rivale, où travaillent le compositeur Porpora et le célèbre castrat Farinelli. En 1734, son contrat avec le King's Theatre n'est pas renouvelé ; il va désormais produire ses opéras au Royal Theatre of Covent Garden, qui est en concurrence avec le Nobility.
En 1737, il a une attaque, et part se soigner à Aix-la-Chapelle. De retour à Londres, il fait jouer ses opéras dans divers théâtres, et commence à composer des oratorios à partir de 1741 (Le Messie est son premier oratorio en anglais).
En 1751, sa vue se détériore ; il est opéré de la cataracte mais devient peu à peu pratiquement aveugle. Il est aidé par l'un de ses élèves pour continuer ses activités musicales jusqu'à sa mort, en 1759.
Ecrit par Florence à 18:41 dans Biographies , formes
Mardi (29/11/11)
Passacaille ou Chaconne ??
La Chaconne et la Passacaille sont des danses à trois temps lentes et solennelle construites sur une basse obstinée, avec des variations du thème. La différence entre Chaconne et Passacaille est très controversée. En général, on admet que la Chaconne est écrite dans une tonalité majeure et avec un tempo vif, alors que la Passacaille est en mineur et d'une gravité pompeuse.
Ecrit par Jules à 22:44 dans Actualités
Samedi (26/11/11)
Audition de clavecin
le 24 novembre 2011
www.youtube.com/watch
Ecrit par Florence à 04:50 dans Actualités
Vendredi (18/11/11)
rondeau
L'orthographe "rondo" fait référence à sa forme instrumentale uniquement, telle qu'elle apparaît au XVIIè siècle.
Quelques exemples de rondeaux :
-"La gémisssante" de Jean-François Dandrieu qui comporte un refrain et deux couplets
-"Gavotte en Rondeau" de Georg Philipp Teleman qui ne comporte q'un seul couplet (et un refrain).
Ecrit par chloe à 13:02 dans Biographies , formes
Mercredi (20/04/11)
modes écclésiastiques
modes
LES MODES ECCLESIASTIQUES OU LITURGIQUES
On rappellera avant tout développement que le terme de MODE désigne l’organisation, la disposition des intervalles à l’intérieur d’une octave, cette disposition déterminant un cadre et une ambiance mélodique.
Si deux modes, le Mode MAJEUR et le mode mineur se sont imposés dans la musique occidentale au point que le néophyte les considère comme seuls existant, les modes sont en réalité extrêmement nombreux et divers tant dans historiquement que géographiquement. Ainsi la musique karnatique indienne compte-t-elle 72 modes.
Pour ce qui est de la sphère européenne, la Grèce ancienne, connaissait 7 modes aux noms aussi poétiques qu’impossibles à retenir (Dorien/Mi, Lydien/Do, Phrygien/Ré, Hypodorien/La-...).
Ce sont ces modes antiques qu’à partir du 5ème siècle le chant grégorien reprend et reconstitue en commettant toutefois des erreurs. Si donc on retrouve à l’époque médiévale, la terminologie antique susvisée (Dorien, Lydien...), le mode désigné n’est-il pas toujours le même entre l’antiquité et le Moyen-âge.
Avant d’en décrire les spécificités techniques, il convient enfin de préciser que les modes “ecclésiastiques” encore dénommés “liturgiques” ou “grégoriens” désignent les modes utilisés au cours de la période médiévale dans le répertoire liturgique grégorien et par extension dans toute musique qui se réfère à ce répertoire en reprenant les thèmes musicaux de la liturgie catholique antique.
D’un point de vue technique, les modes liturgiques sont des modes naturels, c’est-à-dire des gammes qui ne comportent pas d’altération.
Ensuite ces modes comprennent tous 5 TONS (T) et 2 demi-tons (d.t.). Toutefois contrairement aux gammes majeures par exemple (où les demi-tons sont systématiquement placés entre les 3ème et 4ème degrés et entre les 7ème et 8ème -ou 1er degrés), les TONS et les demi-tons des modes liturgiques ne sont pas, d’une gamme à l’autre, situés entre les même degrés.
Enfin, suivant les sources, les modes ecclésiastiques sont au nombre de sept ou huit, en réalité quatre (PROTUS, DEUTERUS, TRITUS et TETRADUS), chacun présentant deux formes (Authente et Plagal).
1.a . LE MODE DE RE (ou PROTUS Authente ou DORIEN MEDIEVAL) est appelé ainsi car il commence par un RE et est composé des notes de la gamme de Do que l’on connaît, c’est-à-dire:
RE - MI - FA - SOL - LA - SI - DO - (RE)
d.T. d.T.
Dans le mode de RE, les d.T. sont ainsi placés entre les 2ème et 3ème degrés et entre les 6ème et 7ème degrés.
Ce mode se trouve encore dans certaines compositions classiques telles l’Hymne à la joie de BEETHOVEN.
1. b. LE MODE DE LA (PROTUS Plagal = HYPODORIEN MEDIEVAL) correspond à la gamme suivante:
LA - SI - DO - RE - MI - FA - SOL - (LA)
d.T. d.T.
Donc dans le mode de LA les d.T. sont donc placés entre les 2ème et 3ème degrés et entre les 5ème et 6ème degrés. Ils ne sont donc pas placés entre les mêmes degrés que dans le mode de RE.
En réalité ce mode n’apparaît qu’à la fin du Moyen-Age .
2. a. LE MODE DE MI (DEUTERUS Authente = PHRYGIEN médiéval)
correspond à la gamme suivante:
MI - FA - SOL - LA - SI - DO - RE - (MI)
d.T. d.T.
Donc dans le mode de MI les d.T. sont donc placés entre les 1er et 2ème degrés et entre 5ème et 6ème . Ils ne sont donc placés entre des degrés différents des deux précédentes gammes.
2.b. LE MODE DE SI (DEUTERUS Plagal = HYPOPHRYGIEN médiéval)
correspond à la gamme suivante:
SI - DO - RE - MI - FA - SOL - LA - (SI)
d.T. d.T.
Donc dans le mode de SI les d.T. sont donc également placés entre les 1er et 2ème degrés et entre les 4ème et 5ème degrés.
3.a. LE MODE DE FA (TRITUS Authente = LYDIEN médiéval)
correspond à la gamme suivante:
FA - SOL - LA - SI - DO - RE - MI - (FA)
d.T. d.T.
> d.T. placés entre les 4ème et 5ème degrés et entre les 7ème et 8ème degrés.
3.b. LE MODE DE DO (TRITUS Plagal = HYPOLYDIEN médiéval)
correspond à la gamme suivante:
DO - RE - MI - FA - SOL - LA - SI - (DO)
d.T. d.T.
> d.T. placés entre les 3ème et 4ème degrés et entre les 6ème et 7ème degrés.
Ce mode, comme celui de LA, n’apparaît qu’à la fin du Moyen-Age .
4.a. LE MODE DE SOL (TETRADUS Authente ou myxolydien médiéval)
correspond à la gamme suivante:
SOL - LA - SI - DO - RE - MI - FA - (SOL)
d.T. d.T.
> d.T. placés entre les 3ème et 4ème degrés et entre les 6ème et 7ème degrés.
4.b. LE MODE DE TETRADUS Plagal correspond en fait à une gamme commençant de nouveau par RE (comme le premier mode envisagé, celui de RE).
C’est sans doute pour cette raison que certains auteurs ne retiennent que sept modes alors même que chacun des quatre modes est subdivisé en deux sous-modes.
Chacun de ces 7 ou 8 modes exprimaient donc une ambiance particulière, une énergie spécifique. Toutefois de tous ces modes, deux connaîtront une destinée particulière: le Mode de LA, dont le mode mineur qui se développera à l’époque baroque et s’imposera avec l’harmonie classique est une réminiscence, et le Mode de DO dont le mode majeur est de même une réminiscence.
Annick et Nathalie.
Petite Bibliographie :
G.PERNON, Dictionnaire de la musique
A.BONNARD, Le lexique de la musique
A.DANNHAUSER, Théorie de la musique
S.JOUVE-GANVERT, Théorie musicale
Le solfège pour les nuls
Site: aboudat.chez-alice.fr
Ecrit par Yves à 09:55 dans Biographies , formes
Jeudi (14/04/11)
Les Journées du clavecin à Nice
le week-end du 9-10 avril 2011
Au Conservatoire de Nice nous attendait un copieux petit déjeuner, qui nous a remis des fatigues du voyage.
Après les présentations d'usage et l'incontournable hommage à Scott Ross, qui fut élève au conservatoire de Nice, nous démarrons sur les sauteraux de guide : un atelier d'improvisation avec Thomas Yvrard, pour certaines, et une conférence sur la facture des clavecins par Philippe Humeau. À midi, le concert de Magdalena Malec nous a d'ailleurs permis d'admirer la sonorité des deux clavecins prêtés par le facteur Humeau, ainsi que le talent de l'interprète.
Un déjeuner rapide à la cafette du coin (sans commentaires !) et nous embrayons à 14h sur un concert de Paolo Zanzu. Puis la conférence de Lorenzo Ghielmi, un essai d'interprétation de la première Toccata du livre II de Frescobaldi, fut un régal d'intelligence allié à une pointe d'humour.
À 16h, Marie-Ange et moi-même avons participé à un atelier d'entretien de notre cher instrument ; nous avons appris à démonter le clavier pour nettoyer le nid à poussières qui se trouve sous le guide, nous nous sommes essayées à remplacer une corde cassée et à tailler des becs, ce qui ne fut guère probant.
Une marche récréative avant d'atteindre l'auberge de jeunesse luxueuse où nous avons fort bien dîné dans la joie et la bonne humeur. Un brin de chahutage dans les chambrées avant la nuit réparatrice.
Petit déjeuner copieux avant d'entamer la seconde journée.
Une conférence de Jean-Marc Aymes sur les modèles de Frescobaldi, suivie d'une autre aussi passionnante, que j'ai shuntée pour aller discuter clavecins avec Martine Argellies et profiter d'une séance supplémentaire d'entretien avec Thomas Murach.
Déjeuner sur le pouce grâce aux courses effectuées par Yves sur le chemin du retour car, de bon matin, les enfants étaient partis avec lui visiter le palais Lascaris d'instruments anciens.
À 14H, Livia-Flore et Isée, fascinées depuis la veille par les rosaces en parchemin, m'ont entraînée chez Elena dal Cortivo, où elles m'ont abandonnée pour leur audition, sans crier gare. J'ai poinçonné, martelé, cutterisé, sué d'application : tout ça pour leur garder la place au chaud pendant qu'elles jouaient !

Nous avons fini juste à temps pour aller écouter le concert de clôture des élèves de 3ème cycle, qui fut un triomphe.
De beaux souvenirs pleins la tête, notre petite troupe est retournée à la case départ !

Lundi (11/04/11)
Concert de musique baroque italienne
le 6 avril 2011 à Ajaccio
En musique contemporaine, Élise et Romane ont aussi interprété des Jeux, composés par Yves Grollemund pour développer certains aspects de la technique du clavecin, dans l'esprit du nouvel art de toucher le clavecin de Tristan Patrice Challulau : jeux utiles et agréables...
Pour finir, l'ensemble de musique ancienne, scindé en deux groupes, a joué une sonate de Finger (les adultes) et un concerto de Sammartini (les élèves de 3ème cycle).
Et rendez-vous pour les Journées du clavecin à Nice dans le prochain article.
N.B. : que ceux et celles qui n'apparaissent pas sur les vidéos pardonnent à mon apareil (photo-caméra) son peu d'autonomie qui limite la durée et le nombre des prises de vue ; je pense, entre autres, à Paul et à Marie-Myriam qui ont si bien joué !
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