Ajaccio Baroque

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Lundi (14/12/09)

Concerto pour 4 clavecins de J.-S. Bach

Une brève présentation du concerto baroque

   Les musicologues hésitent encore à trancher sur la double éthymologie du mot "concerto" : vient-il du latin concertare, qui signifie lutter, ou de conserere, qui veut dire unir ? En fait, les deux sens se confondent : cette composition musicale consiste à opposer pour unir.

   De par le passé, les musiciens ont baptisé du nom de "concerto" des œuvres assez éloignées de ce que le mot signifie aujourd'hui, à savoir une composition de caractère symphonique dans laquelle un instrument soliste dialogue avec l'orchestre, et qui met en valeur la virtuosité technique et les qualités expressives de l'interprète soliste.
   Chez Gabrieli, qui fait la transition entre la musique de la Renaissance et la musique baroque, le concerto se caractérise par une polychoralité avec accompagnement d'orgue ou d'orchestre.
   Jean-Sébastien Bach appelait volontiers concerti ses célèbres cantates d'église, sans compter qu'il a donné le titre de Concerto italien à une œuvre pour clavecin seul (BWV 971).
   Pendant longtemps, le mot fut souvent pris dans une acception large, qui recouvrait la notion de concert en général.

   Au XVIIe apparaît le concerto grosso : le petit ensemble de musiciens solistes, appelé concertino, est opposé à la masse de l'orchestre aussi nombreuse que possible, d'où l'adjectif "grosso". C'est Corelli qui a fixé la forme du concerto grosso. Le compositeur faisait alterner les soli et les tutti comme les questions et les réponses d'un discours musical, où les solistes du concertino jouaient des parties plus brillantes et plus ornées que l'orchestre, dont les "ripienistes" avaient seulement un rôle de remplissage.
   Le concerto de soliste est né tout naturellement du concerto grosso, en réduisant le concertino à un seul instrument. Vivaldi est considéré comme le fondateur du concerto solo (même s'il n'est pas le premier à en avoir composé) car il lui a donné sa structure tripartite, avec un mouvement lent encadré par deux mouvements vifs.
   Jean-Sébastien Bach découvrit à la cour de Weimar les grands maîtres italiens, et la forme nouvelle du concerto, dont la force rythmique ainsi que les longs épisodes de virtuosité l'enthousiasmèrent. Notons qu'en 1713, le jeune duc de Weimar rapporta d'Utrecht, où il étudiait à l'université, des partitions de Vivaldi, imprimées à Amsterdam ; Bach en fit des transcriptions pour clavecin, lequel se trouva promu au rang de soliste concertant alors que, jusque-là, il ne jouait dans l'orchestre qu'un rôle de discret accompagnateur. J.-S. Bach est l'un des précurseurs du concerto pour clavier.

   Le Concerto pour 4 clavecins en la mineur de Jean-Sébastien Bach (BWV 1065), qu'interprète l'ensemble de musique ancienne d'Ajaccio, lors du concert de Pâques 2009 au Sacré-Cœur, est la transcription du Concerto pour 4 violons en si mineur de Vivaldi (opus 3 n°10 RV580).


Ecrit par Florence à 16:58 dans Auditions

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Mercredi (09/12/09)

Audition pour les élèves d'initiation.

au C.R.E.P.S d'Ajaccio le 9/12/2009

   Ce mercredi à 19h, Catherine Zimmer a fait découvrir aux plus petits – qui chantaient avec enthousiasme sous la direction d'Isabelle Antonietti ! – les joies du clavier grâce à un clavecin numérique (Roland C-30), qui imite les sons de plusieurs instruments : l'orgue positif, le clavecin (français et flamand), le piano-forte, le célesta (cet instrument de la famille des percussions, inventé fin XIXe, qui est un hybride entre le glockenspiel et le piano, les marteaux actionnés par les touches du clavier frappant des lames métalliques).
   Deux jeunes élèves clavecinistes ont présenté différents claviers : elles ont  joué en duo une Musette à l'orgue positif, puis une Ancienne chanson chinoise avec les sonorités cristallines du célesta, ensuite, l'une à l'orgue, l'autre au piano, un Tambourin, danse provençale rythmée par Catherine à la percussion éponyme. Jules a interprété aussi un Menuet de Rameau au clavecin.
   Le public a frappé des mains au tempo d'un chant final fort joyeux, avant d'applaudir à tout rompre les enfants...  seules manquaient nos deux clavecinistes en herbe qui jouaient tout court, hors la salle et de concert, un air buissonnier !
 

Ecrit par Florence à 01:41 dans Auditions

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Jeudi (03/12/09)

articles écrits par les cycle 3


 Dans le cadre de leur troisième cycle, les élèves doivent approfondir leurs connaissances musicologiques. Dans cette rubrique, ils vous proposeront le fruit de leurs recherches.

Ecrit par Catherine à 23:18 dans Articles sur la Musique Ancienne.

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Mercredi (02/12/09)

Ecrit par Passacaille à 02:03 dans Auditions

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Audition de musique ancienne mois de juin 2009

à la maison de quartier Saint jean

voici quelques photos de cette audition.

Ecrit par Passacaille à 02:02 dans Auditions

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Vendredi (27/11/09)

clavecin de la famille Quilichini

Voici les photos de l'instrument de la famille Quilichini : il est tout "jeune" et fait les délices de celles qui en jouent !
Cette copie d'une épinette française de Goujon a été construit par Martine Argellies.
M. Argellies a suivi les propositions de la famille Quilichini pour les couleurs, par exemple ce superbe brun-corail pour la planche de nom.
cliquer sur les photos pour les agrandir
  

Présentation :
J.Cl. Goujon est un facteur de clavecins français du XVIII siècle. A cette époque, les facteurs français avaient pour habitude de recopier les instruments flamands du XVII siècle en édulcorant progressivement le son. J.Cl. Goujon se situe au milieu de ce passage: nous avons quitté le son flamand très timbré, très présent, charnu, très polyphonique.
Nous ne sommes pas encore au son français tardif, très rond, aux instruments qui se jouent du bout des doigts, tout en délicatesse, d'une facon un peu maniérée, un peu distante.
L'épinette de J.Cl. Goujon est donc un instrument très équilibré sur lequel on peut jouer avec le meme plaisir la musique française et la musique nordique et polyphonique.
 

Martine Argellies

Disposition : Un jeu de 8 pieds .
Clavier : Naturelles plaquées d’ébène , dièses en os .
Frontons des touches en buis , à arcades .
Dimensions : 1m84 x 0m75
Décoration : La caisse est peinte à la couleur de votre choix , avec filets et moulures dorés à la feuille . 
Piètement : 3 pieds tournés Louis XVI , cannelés , vissés .
Transposition : 415/440 Herz


 
 


Modèle d’étude

Etendue : 5 octaves , 60 notes de FA à FA , sans FA# grave .

Ecrit par Yves à 13:42 dans Instruments

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Jeudi (26/11/09)

Une matinée de détente à Monaco

avril 2009

   Trois ombres errantes à Monaco avant le moment tant attendu : la rencontre de Kenneth Gilbert au conservatoire de Monte-Carlo. Nous avions la matinée pour visiter la ville : son port Hercule avec des yachts de milliardaires, son prestigieux casino datant de la Belle Époque (fermé le matin et, de toute façon, interdit aux mineurs !), son jardin japonais où nous avons longuement contemplé la danse aquatique des carpes Koï et la beauté des poupées Hina, sa cathédrale Notre-Dame-Immaculée où sont exposées la Pieta des Pénitents Blancs et les reliques de Sainte Dévote, patronne du diocèse. Nous nous sommes donc bien détendus avant d'aller déjeuner avec les organisateurs et participants de cette journée exceptionnelle.
   Suite au prochain épisode...
  
     Reflets de notre visite monégasque sur une musique de François Couperin,
interprétée par Blandine Rannou,
"Les Ombres errantes".

Ecrit par Florence à 20:14 dans stages

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